Julien Delaval - Maxence Boyer

Interview de Julien Delaval

Publié le 14 mars 2018 par Maxence Boyer

Blockhaus - Somme - Picardie

Bonjour Julien, pour ceux qui ne te connaissent pas, peux tu te présenter brièvement ?

Bonjour à tous, je m’appelle Julien Delaval, j’ai 30 ans et je suis d’origine Belge. Je vis actuellement dans le Vaucluse près d’Avignon.

Racontes-nous quand et comment tu as commencé la photo ?

J’ai commencé la photo il y a environ 7 ans sur un Canon 40D d’occasion équipé d’un grand angle. Instantanément j’ai été attiré par la photo de paysage et d’architecture et je me suis donc équipé en conséquence. Je me concentre aujourd’hui essentiellement sur la nature et ce qu’elle peut nous offrir.

Peux tu nous présenter ton/tes style(s) de photo de prédilection ?

Dans une image j’aime quand tout est au rendez-vous, technique, lumière, composition, profondeur, ambiance..

Quand quelque chose manque je préfère revenir au même endroit mais cette fois au bon moment.

Qu'utilises tu actuellement comme matériel ?

J’ai un Canon EOS 6D et un Sony A7R II, un 70-200 monté sur le Canon et un 16-35 monté sur le Sony avec une bague d’adaptation. J’ai également de nombreux filtres ND et GND des marques Lee et Nisi.

Peux-tu nous raconter un de tes meilleurs souvenirs pendant une sortie photo et pourquoi pas également un des pires ?

Mon meilleur souvenir est le plus intense. Lors d’une sortie photo dans les Dolomites en Mai 2017, avec mon ami Fred nous grimpions le col de Seceda un peu en avance pour photographier le coucher de soleil depuis le sommet. Plus on grimpait et plus le ciel se couvrait et se chargeait de nuages. Les gouttes commençaient à tomber et le ciel à gronder. Arrivés au sommet la pluie et le vent se déchaînaient sur nous. Allongé sur le sol, je tentais de composer une image tant bien que mal pour immortaliser cette météo, lorsque d’un coup un éclair est venu frapper la montagne. À ce moment-là l’adrénaline m’est montée, ça sentait l’électricité et j’étais vraiment stressé. Après 5 minutes nous avons décidé de nous abriter quelques centaines de mètres plus loin car le danger était bien réel.


Mon pire souvenir est une sortie dans les Cévennes avec deux amis au Mont Aigoual.

C’était évidemment la neige et la météo que nous allions chercher, le vent soufflait dans les 140km/h et le ressenti en température était vraiment bas. Nous faisions des allers-retours entre les antennes qui nous abritaient et les arbres à photographier.

Lors de ma troisième tentative j’avais enlevé mes gants pour manipuler le boîtier plus facilement. Après 5 minutes, je commençais à ne plus sentir le boîtier dans ma main droite et suis remonté vers les antennes. Mon ami Mateo m’a passé un gant plus chaud dans lequel j’ai inséré ma main droite tant bien que mal. Une minute plus tard, j’ai ressenti une douleur atroce dans les doigts! J’ai finalement récupérer une sensibilité mais que quelques jours après!

Parmi toutes tes photos, peux-tu nous présenter ta photo préférée et nous raconter son histoire?

Il s’agit d’une image prise dans le parc national des Cévennes, rien d’impressionnant sur cette image. Mais quand j’étais seul ce jour-là, dans cette vallée, je me suis assis au pied de cet arbre. J’avais l’impression d’entendre son âme et j’écoutais ses branches craquer dans le vent. C’est aussi pour ça que je fais de la photo de paysage, ça me remet à ma place de minuscule être humain face à l’immensité de ce monde.

Quels conseils donnerais-tu à un photographe voulant faire ce même style de photo ?

Je lui conseillerais justement d’avoir son propre style. Au delà de la technique, de la composition et de l’ambiance générale d’une image. Il faut se fier à son instinct, lors de la prise de vue et lors du post-traitement également. Trop de cours, trop de réseaux sociaux avec des photos, trop de tutos risquent aussi de polluer votre inspiration et votre ligne de conduite.

Si tu pouvais faire découvrir le travail de trois photographes qui proposerais-tu ?

Difficile à dire, Alex Noriega doit forcément faire partie de ce trio car ces images sont d’une extrême finesse et surtout très variées. Il arrive à faire de détails des chef-d'œuvre.

Xavier Jamonet est également un photographe dont j’apprécie énormément le travail. Il poste peu d’images mais je me prends une claque à chaque fois.

Je citerais également Alexandre Deschaumes pour son univers et ses photos de montagnes d’un autre monde.

Des projets à venir ?

Je repars en mai 2018 en Ecosse en espérant que la météo soit avec nous. C’est une région pas mal photographiée mais ça m’est égal, c’était le cas dans les Dolomites et c’est jusque là ce que j’ai vu de plus beau dans ma vie comme région.

Où peut on retrouver ton travail ?

Merci Julien d’avoir pris le temps de répondre à ces questions, je te souhaite une bonne continuation photographique.

Crédits photo : © Julien Delaval


Vous avez aimé cette interview et vous en voulez d'autres ? Retrouvez l'intégralité des interviews de ce site en cliquant sur le lien suivant :

www.maxenceboyerphoto.com/Blog/Page-Interviews


Si vous avez encore des questions à propos de cette interview vous pouvez la poser sur ce post Facebook ou via le formulaire de Contact en haut de cette page, je me ferai un plaisir de vous répondre.


Si vous avez aimé cet article et que vous voulez être informé lorsqu'un nouveau sortira sur le site pensez à vous inscrire à la newsletter.

Powered by SmugMug Log In